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the magazine – Jonas Mekas – Parrain du cinéma underground New-Yorkais

Bon, vous le savez, chez esther bancel, on aime tout ceux qui prennent des risques et qui n’ont pas peur de ne pas plaire à tout le monde. Aujourd’hui, nous voulions parler d’un artiste assez extraordinaire dans son genre : Jonas Mekas.

Bon, vous le savez, chez esther bancel, on aime tout ceux qui prennent des risques et qui n’ont pas peur de ne pas plaire à tout le monde. Aujourd’hui, nous voulions parler d’un artiste assez extraordinaire dans son genre : Jonas Mekas.

Jonas Mekas, un lituanien devenu artiste star de l’underground.

Né en 1922, il écrit ses premiers poèmes dès l’âge de 12 ans. Puis engagé dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale ou encore même prisonnier dans des camps, il continuera d’écrire des poèmes. En 1949, ballotté à travers l’Europe pendant plusieurs années, de camps de prisonniers en foyers pour personnes déplacées, il prendra ses valises avec son frère pour rejoindre les États-Unis et Brooklyn. C’est là qu’il achètera sa première caméra, la fameuse Bolex 16 mm qui deviendra l’extension naturelle de son bras.

Crédit: Jack Davison, Styling Nell Kalonji.

Crédit: Christopher Felver/Corbis.

Crédit: Das Sensuelle Labor

A 27 ans, Jonas Mekas commence ainsi à tenir son journal filmé. Il est même l’inventeur de ce que l’on appelle le « film-journal » :

un journal tenu par une personne sur les évènements de sa vie, ses réflexions, ses observations. Par la suite, il réalisera une série de films indépendants tous plus intenses les uns que les autres : Walden (1969), Lost Lost Lost (1976), Scenes from the Life of Andy Warhol (1990), This Side of Paradise (1999), As I Was Moving Ahead Occasionally I Saw Brief Glimpses of Beauty (2000).

Lancé à corps perdu dans la scène artistique underground de New-York, il en deviendra un des principaux protagonistes, voire même « le parrain ».

Une espèce de prophète se plaçant à l’intersection de toutes ces scènes créatives, subversives ou iconoclastes. Car en plus de filmer lui-même, il sera aussi programmateur de film, critique polémiste, militant de la liberté de création, fondateur de lieux de diffusion et de préservation du cinéma…

Personne ne voulait distribuer nos films d’avant-garde. Et nous avions besoin d’être solidaires. Contre la censure ou contre les syndicats, qui voulaient nous interdire de réaliser des films comme nous le souhaitions, seuls, avec une caméra, sans équipe.

C’est pourquoi en 1962, il cofondera The Film-Makers’ Cooperative, première coopérative au monde de diffusion du cinéma indépendant et expérimental. Ce qui lui vaudra notamment des séjours en prison lorsqu’il diffusera en 1964 « Un chant d’amour » de Jean Genet, à l’époque très controversé car évoquant ouvertement l’homosexualité.

Adulé par de nombreuses figures artistiques, Jonas Mekas collaborera dans sa vie avec Andy Warhol, Yoko Ono, Salvator Dali, John Lennon, George Macunias, Bob Dylan… et même Agnes B à Paris.

Jusqu’à la fin de ses jours, Jonas Mekas continuera de voyager à travers le monde avec une seule obsession : promouvoir la liberté artistique et la vulgarisation du cinéma expérimental.
Malheureusement décédé depuis le 23 janvier 2019 à l’âge de 96 ans, il nous laisse un énorme héritage tant en termes d’œuvre artistique, que d’engagement envers tous ceux qui veulent être assez libres d’être qui ils sont vraiment. Nous nous devions donc de vous présenter cet homme qui nous inspire et nous inspirera toujours dans la mission qu’est la nôtre.

#fuckNormes

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