le Journal néo-couture | On n’est pas conforme (alors tant pis !)_

Une année après avoir officiellement lancé la marque, il était temps de faire un premier bilan. Et pour être honnête, l’année a été plus compliquée qu’on ne le pensait. On savait que ça allait être difficile, mais là, on peut dire qu’on a dépassé toutes nos espérances.

L’avantage, c’est qu’un an plus tard, on a appris et compris beaucoup de choses sur l’industrie de la mode et encore plus sur nous-mêmes !

Alors voilà où on en est…

esther bancel Sashay Away collection

D’abord d’un point de vue artistique_

Certainement le plus gros travail que l’on a mené. Tellement compliqué, qu’on a dû se faire aider ! On est passé par un programme de coaching appelé « maïeutique ». L’idée c’est « d’accoucher de son esprit ». Ouais, ça parait un peu barbare dis comme ça, mais en réalité, ce fut un projet très libérateur.

Notre coach, nous a aidé à réaligner notre « pourquoi » avec notre passé et notre futur. En gros, nous avons travaillé sur les raisons profondes, voire cachées, qui nous poussent à créer. Comprendre simplement, pourquoi on fait ça ou ça, comme ci ou comme ça et pas autrement.

Croyez-nous, ça rééquilibre pas mal de choses dans une vie.

Grâce à ça, nous avons remis des mots sur notre démarche artistique et le combat que l’on veut mener à travers l’art : « Je m’inspire de tout ce qui ne fait pas partie de la norme dans notre société. A travers mes créations j’essaye d’embellir ce qui rebute et de poétiser tout ce qui semble non conventionnel. »

Esther Bancel.

Deuxième apprentissage : la manière dont on veut de faire de la mode_

Bon, là aussi on avait un gros chantier, surtout mental, pour s’extirper des mauvaises habitudes qu’avait pris l’industrie de la mode depuis trop d’années. Il est vraiment très facile de se faire aspirer par le système en place…

On a alors dû se poser et réfléchir à NOTRE façon de faire. Celle avec laquelle nous serions vraiment à l’aise et en alignement parfait avec nos valeurs…

Et aujourd’hui on est carrément au clair.

On vous explique ça : finies les saisons, finis les calendriers, finies les collections (initiées par Charles Frederick Worth vers 1860:/), pré-colletions, collections croisières et autres aberrations plus contemporaines. Finis aussi les intermédiaires. En gros finis les rythmes imposés ! On remet au centre des préoccupations l’humain, l’artiste et la créativité.

Alors comment va-t-on faire vous allez me dire ? C’est simple, on va reprendre la méthode de distribution qui nous faisait carrément kiffer en 2019, mais qui n’était pas vraiment officielle.

C’est l’heure de parler du concept! _

Pour commencer, vous l’avez compris, on a la volonté ferme de fracture avec les habitudes de l’industrie de la mode afin de répondre à la problématique suivante : Comment consommer des pièces à l’univers artistique pointu, de façon différente et durable ?

La réponse, c’est la néo-couture ! Quoi ? C’est quoi la néo-couture ?
On définit ça comme l’alliance de la créativité artistique et l’excellence du savoir-faire, intégrée à un système de production et distribution responsable, durable et innovant. En gros on veut faire des vêtements créatifs, au savoir-faire d’exception, bon pour le style et la planète

Dorénavant, la marque se composera de 2 lignes tout au long de l’année :

Une première, composée de pièces réalisées à 100% avec des fins de rouleaux de tissus, abandonnés le plus souvent par des grandes Maisons (nous ne ferons plus jamais produire un mètre de tissu pour nos créations, il existe bien assez de bonnes matières déjà produites).

Nous lancerons mensuellement, seulement quelques pièces très travaillées, en séries limitées, en direct sur notre e-shop. Elles seront conçues par nos couturiers et couturières en France et à la commande #NoStock.

On pense que chaque vêtement doit être désiré et porté (longtemps), voire transmit. Moins de vêtements, mais ceux qu’on voudra porter tout le temps, ça vous parle ?

La deuxième ligne, entièrement composée de pièces “upcycling“. Vêtements chinés en fripes, nous les customiserons pour leurs donner une seconde vie plus artistique (comme on l’a toujours fait pour nous-mêmes d’ailleurs).

Seulement une pièce par mois sera vendue aux enchères sur nos réseaux sociaux.

En clair, on veut pouvoir s’exprimer à travers une démarche artistique en forme de manifeste. Avoir le moins d’impact possible sur notre environnement. Créer dans un cadre plus calme, un rythme moins effréné, mais aussi plus humain, plus en collaboration. Nous voulons conserver une relation directe avec vous, nos fournisseurs, nos couturières et couturiers…

2020 sera pour nous l’occasion de mettre tout ça en place.
Ah et au fait, avant de vous laisser retourner à vos occupations (désolé le texte est un peu long c’est vrai), on voulait aussi vous prévenir qu’on va organiser nos premières rencontres physiques, entre vous et nous. Depuis le temps qu’on s’envoie des emails, il serait temps, vous ne pensez pas ?

esther bancel showroom

On mourrait d’envie d’organiser notre première boutique éphémère pour venir à votre rencontre et vous faire découvrir nos créations et notre univers, en vrai. Alors on s’est penchés sur le sujet et dès Février on va pouvoir se voir.

5 jours, dans une boutique qui vous perturbera (peut-être), car totalement hors des codes de l’industrie et donc de nos habitudes, mais qui nous ressemblera à 100% et surtout qui sera totalement en phase avec toutes nos valeurs.

Mais on prévoit aussi d’autres types de rencontres…

A bientôt!

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